vendredi, 19 mars 2010
BIENTOT LE DEPART
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jeudi, 18 mars 2010
RESTONS SOURIRE
10:52 Publié dans RIRE OU SOURIRE | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 17 mars 2010
LES CRIS DE LA RUE
Les cartes postales illustrées ne manquèrent pas, au début du vingtième siècle, de s’emparer du populaire sujet des cris de la rue toujours vivants à la Belle Epoque, car liés aux petits métiers qui s’y s’exerçaient alors.

Avez-vous des paniers à racommoder ?
Des balais, de plumeaux
La fleuriste
Crieur de journaux !
Marchand de petits sièges
Vitrier
Vl'a l'rempailleur de chaises !
Chanteurs de rues : Demandez, on la vend 2 sous
Marchand de billets de loterie
A l'eau, à l'eau, l'arroseur muicipal
Les cris en 10 leçons.
Les cris de la rue étaient-ils spontanés ou procédaient-ils d’un apprentissage ? D’après un spécialiste de la question, une sorte d’école existait encore entre 1880 et 1890 dans la rue Pirouette près des Halles où de jeunes marchands venaient à cinq ou six prendre des « leçons de cris » qu’ils poussaient en chœur. Cela se faisait sous la direction d’un maître, vieux marchand retiré des affaires, qui gagnait ainsi quelques sous. Car les leçons étaient payantes.On aurait alors compté cinq « professeurs de cris » aux alentours des Halles. La formation se faisait en dix leçons, après quoi, chacun était armé pour aller pousser sa complainte au milieu des chalands.
236 cris différents auraient co-existé correspondant à 7 catégories de marchands ambulants.
Les cris de la ville ont été à toutes les époques et dans tous les pays célébrés par les poètes, les historiens, les chroniqueurs et les musiciens. Ils ont fourni le sujet d'estampes, de feuilles vendues par les colporteurs, d'images pour enfants sages. On en a fait des décors de céramique, des jeux de société, des albums photographiques, des ombres chinoises, des vignettes publicitaires, des cartes à jouer, des chansons et même des airs d'opéra.

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